Séances enfants

Les enfants et adolescents qui ont peur des aiguilles 

N’oublions pas les adultes, car certains sont aussi terrorisés par les aiguilles. Dans tous les cas, je m’adapte et je laisse toujours l’enfant, l’adolescent ou l’adulte choisir. C’est important pour moi d’être à l’écoute des enfants et des adolescent(e)s et de ceux qui ont peur des aiguilles, car l’acupuncture est une grande et magnifique médecine et la première séance d’acupuncture doit être un bon souvenir pour qu’ils puissent utiliser cette ressource dans le futur.

Souvent pour les enfants, j’appelle l’aiguille « l’antenne magique » afin d’enlever les impressions du passé liées à la projection mentale que nous renvoie le mot aiguille ou les expériences qu’ils en ont eues (vaccinations, hôpital, autres). Pour la première séance, je n’utilise qu’une seule aiguille. En travaillant sur un point d’acupuncture, nous pouvons déjà avoir de très bons résultats si le praticien sait localiser le point efficace à choisir. L’écoute des pouls des organes, mon expérience et mon ressenti me permettent de savoir où travailler et d’avoir des résultats positifs sur les symptômes physiologiques, émotionnels et psychologiques.

Lorsque des patients, qui ont des appréhensions par rapport aux aiguilles, vivent une séance d’acupuncture sans douleurs, ils sont tout de suite rassurés et comprennent la valeur de cette ressource thérapeutique.

Puis, il y a une manière d’insérer l’aiguille qui permet de ne provoquer aucune douleur et certains points sont moins sensibles que d’autres. C’est une technique que j’ai apprise avec un autre acupuncteur en cabinet, dans mes débuts. Cela n’est pas appris dans les écoles de médecine chinoise et j’en ai toujours été étonné. Puis, il y a aussi la manière de localiser le point d’acupuncture : le toucher et le repérage sont importants, l’écoute émotionnelle du patient également. Puis enfin, la technique d’insertion est aussi la clef de voûte pour provoquer aucune douleur : un subtil geste entre technique et vitesse. Cela prend du temps pour l’apprendre. L’acupuncture reste un art.

Avec environ 13 000 séances, je continue à parfaire chaque semaine cet art de l’acupuncture indolore. Par expérience, les enfants, même les bébés, vivent très bien l’acupuncture, car ils s’aperçoivent vite qu’il n’y a aucune douleur.

Je peux également travailler sans aiguille avec la magnéto-thérapie ou en digipuncture, si je veux stimuler des points énergétiques et avoir des effets de rééquilibrage fonctionnel. Dans tous les cas, je laisse l’enfant, l’adolescent(e), l’adulte choisir.

Par expérience, il peut y avoir une ou deux séances sans aiguilles, puis de lui-même l’enfant, l’adolescent(e), veut essayer l’acupuncture et les aiguilles.

“ Ce qui manque ce n’est pas le temps, c’est la patience

L’éducation est une arme de la paix – Maria Montessori